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7 raisons de voyager en Albanie

Autant le dire tout de suite, l’Albanie est l’un des pays les plus surprenants que nous ayons visités. Son histoire, ses habitants, son patrimoine… Au fur et à mesure de notre road trip, nous sommes allés de (belles) surprises en (belles) surprises.
Et nous comprenons maintenant son surnom de « dernier secret de l’Europe » alors qu’elle s’y trouve en plein centre, car ce pays regorge de richesses insoupçonnées. Tant mieux. Les petites hordes de touristes resteront dans les grands hôtels du bord de mer, tandis que le pays offre aux plus intrépides ses véritables délices.
Comptez sur nous pour vous donner envie de voyager en Albanie !

1. Une nature riche, diverse et préservée

Commençons par ce qui mettra tout le monde d’accord : la beauté et la diversité fascinantes de ses paysages, si bien qu’on aurait pu écrire un article comme celui des spots photos des Gorges du Tarn.
L’Albanie se situe entre le Monténégro au nord et la Grèce au sud. Sa côte balnéaire bénéficie ainsi de deux des plus belles mers méditerranéennes : la mer Adriatique et la mer Ionienne qui font la réputation de la Riviera albanaise. Pourtant les trois quarts de son territoire sont sculptés par des montagnes grandioses et avec elles, leurs lacs et leurs rivières. A 700m d’altitude en moyenne, vous apprécierez d’avoir une petite laine, même en été ! Ses montagnes ont servi de refuge à une population fuyant les envahisseurs tout au long de son histoire. Elles définissent également les frontières avec les quatre pays voisins que sont le Monténégro, le Kosovo, la Macédoine et la Grèce, et furent donc extrêmement surveillées notamment pendant la dictature (voir paragraphe Histoire ci-dessous).

Voyager en Albanie c’est aussi découvrir des parcs naturels très préservés qui protègent une biodiversité restée intacte, ce qui ne nous laisse pas à l’abri de croiser un ours lors d’une petite balade en forêt. Peur des ours, nous ? Non. Un peu. En même temps on avait croisé un ourson lors de notre road trip au Québec !
Cette diversité de paysage offre des randonnées magnifiques de tous niveaux, que ce soit au bord du littoral, en montagne ou en forêt : amateurs de rando et d’escalade, vous allez vous régaler !
Dernière petite pépite à explorer et non des moindres, les sources thermales dont le pays regorge ! Notre expérience la plus mémorable restera les bains de Benjë avec sa piscine naturelle frôlant le 30°c, qui outre la splendeur du lieu possède des propriétés thérapeutiques pouvant soulager les rhumatismes, les maux d’estomac, les reins… Bref, un paradis.

2. Une architecture traditionnelle

Traversée par les grandes voies antiques, notamment la Via Egnatia qui reliait Rome et Constantinople (croisée à Elbassan), l’Albanie a abrité un large panel de civilisations, et qu’elle soit grecque, romaine, byzantine ou ottomane chacune y a laissé sa trace. Mais sous prétexte d’athéisme, la dictature a détruit une multitude d’édifices religieux. Heureusement, de nombreuses villes comme Berat et Gjirokaster ont conservé leur architecture traditionnelle au titre de “monuments de culture” . Vous pourrez flâner dans ces magnifiques ruelles pavées un peu biscornues, tenter de vous perdre au coeur de toutes ces façades blanches parées de mille fenêtres. Les églises et les mosquées sont également somptueuses, et protègent encore parait-il, des trésors inestimables.

3. Une histoire unique

C’est toujours très important de prendre connaissance de l’histoire du pays qu’on visite en essayant de comprendre ce qui s’y est passé ces vingts dernières années. A cet exercice, l’Albanie devient tout à fait captivante.

Au début de la Seconde Guerre mondiale, l’Italie de Mussolini envahit l’Albanie. Le parti communiste d’Albanie mené par Enver Hoxha absorbe tous les mouvements résistants (monarchistes, communistes, nationalistes républicains…). A la fin de la guerre le pays alors libéré, Enver Hoxha s’installe au pouvoir. Il proclame la République populaire d’Albanie, le régime politique stalinien le plus autoritaire que l’Europe contemporaine ait jamais connu.

Ainsi, progressivement, un communisme féroce persécute les intellectuels, abroge la propriété privée et exproprie les paysans de leurs terres, interdit le culte religieux, en détruit ses édifices et massacre ses croyants. Une propagande aux couleurs de sa doctrine inonde la jeunesse et le territoire se couvre de plus de 700 000 bunkers. L’Albanie ferme ses portes au monde, et aux yeux des étrangers, plonge dans l’obscurité pendant près de 50 ans.

Regardez bien sur la montagne : on distingue les lettres ENVER (le prénom du dictateur) qui ont été remplacées par NEVER

Sur une population d’un petit million d’habitants, 8000 personnes seront condamnées à mort et des milliers finiront leurs vies emprisonnés dans des camps. De l’intérieur, le pays s’industrialise et mise sur l’agriculture intensive. Mais après la rupture diplomatique et économique avec la Chine (faussement communiste selon le dictateur) en 1978, le pays s’essaie à l’autosuffisance, générant alors une pauvreté telle que la population compte désormais sur des tickets de rationnement pour se nourrir.

Portraits des victimes de la terreur communiste dans le Bunk’Art 2 à Tirana

En 1991, six ans après la mort du dictateur Enver Hoxha, une révolte étudiante réclame la pluralité politique. Elle l’obtiendra. Le dernier régime communiste européen tombe. L’Albanie se réveille dans son costume des années 50 au sein d’une Europe très moderne. Une nouvelle fois, le monde des albanais s’écroule et tout est à repenser, à reconstruire.

1991. Ça ne fait que 25 ans, rendez-vous compte… Le pays que l’on visite aujourd’hui se lit à travers les vestiges en béton armé de ces dernières années, les bunkers, les abris antinucléaires, d’immenses coopératives abandonnées…
Mais on découvre également une faune et une flore intactes, un peuple admirable et courageux, des villages authentiques préservés du tourisme de masse, un pays où les mentalités évoluent de jour en jour vers une plus grande ouverture d’esprit, et qui s’essaie à la démocratie et au capitalisme.

ça me rappelle une blague entendue à la radio lors de notre road trip :
« Cher capitaliste, si tu veux me payer comme tu veux, je travaille comme je veux. Si tu veux que je travaille comme tu veux, paie-moi comme je veux »

4. Des rencontres authentiques

De par leur histoire, les personnes que vous rencontrerez sur les routes albanaises constituent une population qui a beaucoup souffert, et dont les cicatrices renforcent la fierté de leur regard. Car les albanais et les albanaises sont beaux et fiers, bâtis sur deux piliers moraux, le respect et l’honneur. Ces principes dirigent tous les rapports de la société (hommes, femmes, étrangers). Ils sont l’héritage du code d’honneur appelé le kanun, décrit par Ismaïl Kadaré dans son roman Avril brisé dont je vous recommande vivement la lecture. Les albanais sont très généreux et si vous êtes leur hôte, votre bien-être sera leur priorité – mais ne dites jamais non à un verre de raki 😉
Si ce pays a donc été le “1er pays athée du monde” (dans le sang), il redevient laïc après la chute de la dictature. Aujourd’hui les quatre plus grandes religions d’Albanie, musulmane, chrétienne, bektashi, orthodoxe, vivent en parfaite harmonie et sont même rassemblées sous le Comité d’État chargé des cultes.
Les villes sont très vivantes surtout le soir : on sort, on se promène, on se montre et inonde les terrasses à l’heure de l’apéro, pour y boire… un café.

5. Une cuisine savoureuse

Ici aussi je pense qu’on sera tous d’accord : la cuisine locale est un élément essentiel dans un voyage ! Grâce à une terre très fertile, la moitié de la population albanaise travaille la terre. Dans certaines régions, les oliviers sauvages habillent intégralement les collines. Le résultat c’est qu’à chaque repas, que ce soit chez des locaux ou dans un joli restaurant, nous nous sommes régalés avec des légumes tendres et savoureux, des feuilletés, des fromage et surtout… une huile d’olive divine !
Et vous savez qu’en tant que végétariens, la cuisine peut être un motif de voyage, comme lorsqu’on a visité Gand !
Ce régal pourrait être une raison suffisante de voyager en Albanie. Là dessus, peu de choses à rajouter, les photos parleront d’elles-même 😉

6. Voyager en Albanie : une envie accessible

Évidemment, le coût d’un voyage a son importance quand on choisit sa prochaine destination. Ayant 50 ans d’écart économique avec ses pays voisins, voyager en Albanie est bon marché. Seules la capitale Tirana et les grandes villes de la Riviera albanaises (Vlora, Saranda…) sont un peu plus chères mais vous aurez toujours une offre assez large dans les villes : palaces, hébergements chez l’habitant ou auberges de jeunesse comme le Backpacker Hostel à Elbassan !

7. Un goût d’aventure

Last but not least, voyager en Albanie a une saveur supplémentaire car c’est un pays où tout peut s’imaginer, se créer, s’expérimenter, où tout n’est pas réglementé ce qui rajoute du piquant à l’Aventure et n’est pas pour nous déplaire.
Cependant c’est aussi la raison pour laquelle on vous conseille de passer par une agence locale. Les guides ont du recul sur leur pays et savent ce qu’on peut s’autoriser à faire ou non et, ainsi guidés, vivre pleinement l’aventure albanaise.
Pour info, nous sommes partis avec Evasion Albanie, et on s’est régalé !

J’espère que toutes ces belles raisons vous donneront envie de voyager en Albanie car, qu’on se le dise, ce pays mérite d’être connu !

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Certains éléments de cet article sont le fruit d’une collaboration entre Evasion Albanie et Snooze Again. Cependant, tous les choix éditoriaux nous reviennent.

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