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Les 8 pépites à découvrir lors d’un week end à Montpellier

Encore un sacré séjour passé en France ! Décidément, partir 10 heures en avion peut vraiment en valoir la peine, mais 2h de voiture peuvent parfois amplement suffire pour se déconnecter et faire des découvertes merveilleuses à deux pas de chez soi. Et c’est comme ça qu’on est parti visiter l’Hérault. La présentation de nos expériences se fait dans l’ordre chronologique, du vendredi au dimanche, lors de notre week end à Montpellier.

 

Au programme du week-end :

1. Se donner le vertige au bord du Cirque de Navacelles

2. Déguster de fabuleuses olives dans le jacuzzi du Domaine de l’Oulivie

3. Découvrir les oeuvres d’architectes du FAV au coeur de Montpellier

4. Déjeuner un repas frais, bio et local chez A l’Origine

5. Se la couler douce dans l’univers bobo du Marché du Lez

6. Passer une nuit insolite à Sète dans une yourte chez Mera Ceti

7. Savourer du poisson frais dans l’ambiance du marché à Halles et Manger

8. Partir à la chasse au street art du MACO dans les rues de Sète

 

 

     Après avoir arpenté la Lozère à la recherche des 8 plus beaux spots photos, c’est au tour du cirque de Navacelles de se prêter à l’exercice. Le cours d’eau a creusé ce méandre il y a quelques millions d’années, et donne la forme arrondie à ce paysage, sur fond de parois abruptes.

Cirque de Navacelles

Vu du panorama, c’est canon, et vu du drone… je vous laisse apprécier le vertige !

 

 

2. Domaine de l’Oulivie – Combaillaux

     Initialement, c’est pour passer la nuit que nous avions choisi cet endroit. En plein coeur d’un verger planté d’oliviers, les propriétaires ont fait pousser trois confortables “tented lodges” entièrement en bois. C’est spacieux, confortable, le jacuzzi donne sur la vallée… on a signé.

     Mais c’est lorsqu’on a rencontré Pierre et Hélène qu’on a pris la mesure de ce qu’ils ont accompli. Initialement un projet du grand-père de Pierre dans les années 50, l’oliveraie est tombée dans l’oubli pendant des années avant que Pierre ne s’en occupe au début des années 90. Un travail de titan l’attendait pour faire ressortir les arbres d’une nature ayant repris ses droits et tirer 40km de goutte à goutte. Puis apparaissent au fil du temps une boutique pour vendre les produits de la récolte, des visites guidées pour découvrir le domaine qui ne compte pas moins de 10 000 arbres, puis les lodges. Sont apparus plus récemment un jardin potager cultivé selon les règles de la permaculture, et un jardin d’herbes médicinales. Et ce n’est que le début visiblement ! Un petit musée raconte aussi l’histoire de l’huile d’olive, avec ses énormes pressoirs d’époque et tout ceci peut se découvrir avec des guides spécialistes comme… les propriétaires en personnes (et en tracteur), ou leur amie spécialiste des herbes médicinales.

     Onze chevaux circulent librement dans une des parcelles du domaine, ainsi que les poules et les oies. “C’est de l’élevage ?” demandais-je, naïvement (et craintivement, végétarien que je suis). “Non, c’est pour le plaisir de voir les animaux vivre librement, et manger leurs oeufs” me suis-je entendu répondre. On est devenu copains. Et la biquette ? C’est la mascotte. Elle prend la pause et réclame des caresses. Parfait, continuons.

     Nous partageons le repas avec Pierre et Hélène sur une ancienne charrette en guise de table. Sortent du four des plats de légumes rôtis du jardin, à assaisonner avec… de l’huile d’olive bien entendu. Nous commençons même le repas par une dégustation des huiles. Donc de l’huile, de la fleur de sel, du pain. On aurait pu en faire notre repas. Maintenant nous savons faire la différence entre les olives, comme la Picholine (l’olive verte de table la plus connue et la plus répandue), ou la Lucques (olive verte plus allongée à la chair plus fine). Et soyons fous, partageons l’info de l’année : l’olive verte est une olive qui n’est pas arrivée à maturité, que l’on cueille pour en faire des olives de bouche. L’olive noire est un fruit qui est arrivé à maturité, et l’olive pour l’huile est l’entre deux (suffisamment mature pour produire de l’huile). Voilà, nous, on ne savait pas ! Et comme on est curieux et qu’on a adoré la générosité de Pierre et Hélène, on reviendra c’est sûr, et probablement en septembre pour la cueillette et le pressage. Et le concours de tartines ! (on vous en reparlera)…

Toutes les infos, tous les rendez-vous et tous les projets sont sur le site du domaine de l’Oulivie.

BONUS : on a adoré que les salariés du domaine de l’Oulivie aient la possibilité d’accorder 20% de leur temps de travail à un projet qui n’est pas lié à leur métier mais au domaine. C’est ainsi que l’un d’entre eux a créé un parcours découverte pour enfant.

 

 

3. Le Festival des Architectures Vives – Montpellier

     En route pour Montpellier downtown ! Une semaine par an, le Festival des Architectures Vives (FAV, pour les intimes) réunit les oeuvres d’architectes autour d’une thématique, au sein des cours privées d’immeubles de la ville. En plus de découvrir ces installations étonnantes, c’est aussi l’occasion d’ouvrir les portes de ces lieux habituellement privés et fermés, et rien que cela vaut le détour.

Cette année, le thème est SENSITY, ou comment gérer l’arrivée massive des nouvelles technologies et leurs impacts sur la ville. Vaste programme. Dans chaque cour exposant une oeuvre, plusieurs étudiants de l’école d’architecture de Montpellier nous accueillent et nous expliquent en quelques phrases l’idée générale de l’oeuvre. C’est à nous ensuite d’y réfléchir et d’y trouver du sens.

Pour jeter un oeil sur les précédentes éditions ou surveiller la prochaine, je vous invite à visiter le site du Festival des Architectures Vives.

 

 

4. A l’Origine – Montpellier

     Après avoir marché quelques kilomètres pour découvrir toutes les oeuvres du FAV, nous nous arrêtons dans ce petit restaurant qui se revendique bio, de saison et local. Nous, on aime ce genre de revendication. Il y a même des recettes sans gluten, sans lactose, sans fruit à coque… et vegan et veggie ! MERCI ! Et tout est maison, y compris la pâte à tarte. Respect.

     En discutant avec Christel et Laurent, on découvre que ce sont des parisiens reconvertis. Ça nous rappelle quelque chose… Ils sont passionnés et en deviennent passionnants. On aime leur approche de la restauration, et on se dit qu’ils ont bien fait de quitter le monde de la pub à la capitale pour se mettre au vert et au soleil. On recommande, et particulièrement le fondant au chocolat, même lorsque l’on n’a plus faim !!

Week end à Montpellier

Tous les horaires, la carte et autres infos sont sur le site du restaurant à l’Origine.

 

 

5. Marché du Lez – Montpellier

     En route (en voiture, car le fondant au chocolat tapisse notre estomac, fait gonfler notre ventre d’humain en léger surpoids, et nous conforte dans l’idée de monter dans une voiture pour nous déplacer aisément à 50km/h par la simple flexion de la cheville sur une pédale, tranquillement assis dans un fauteuil confortable) vers le Marché du Lez, nouveau lieu poussant à vitesse grand V dans une ancienne friche à la périphérie de Montpellier. Ce n’est pas sans nous rappeler l’Espace Darwin à Bordeaux, dont nous ne tarderons pas à parler dans un futur article.

     C’est donc “un village dans la ville” comme ils se décrivent, que nous découvrons sous le soleil de l’Hérault. Dans ce lieu se regroupent des commerces, des brocanteurs, des marchés, des start-up, des bars (c’est là qu’on a squatté) et même un barbier ! Donc street food, Hippy Market, concerts et évènements, ainsi que toutes sortes d’activités bourgeois-bohèmes comme on aime.

Pour plus d’information, tout se trouve sur le site du Marché du Lez.

 

 

6. Yourte de Mera Ceti – Sète

     Cette fois-ci on file (le Perrier nous a aidé à digérer, mais on est toujours en voiture) vers Sète, haut lieu culturel (patrie de Brassens) et petite ville en bord de mer hyper agréable. La journée est bien entamée et nous rejoignons directement notre hébergement avant d’aller diner en ville. Et c’est Emilie qui nous accueille chez elle pour nous présenter ses trois yourtes. On pourrait se dire qu’y dormir parait peut-être trop inconfortable pour certains, ou trop à la mode pour d’autres. Et bien ce qui nous a plu dans l’histoire d’Emilie, c’est que c’est une femme qui vit dans une yourte toute l’année ! Elle a elle-même construit ses 3 habitations d’origine mongole, du rabotage des planches de cerisier qui font l’armature jusqu’à la couture du revêtement imperméable.

Week end à Montpellier

   Tout est home made et en partie fait de récupération, en témoignent les installation dans le jardin ou les cabanes de douche et de WC. On récupère un hublot par-ci, on accroche une rame par-là, la thématique de la mer est bien présente. Et la mer, on en a la vue depuis le lit ! Tout est fait avec raffinement et souci de l’écologie : des toilettes sèches au gel douche biodégradable (et de fabrication française), des feuilles de menthe du jardin dans le thé du matin, jusqu’au vortex dans la mare aux poissons. Je laisserais le soin à Emilie de vous expliquer pourquoi elle expérimente cela !

Pour réserver, le site des yourtes de Mera Ceti se trouve ici.

 

 

7. Halles et Manger – Sète

     En plein centre ville, une fanfare célèbre les vainqueurs du championnat de la joute nautique qui a eu lieu la veille. En gros, deux grosses barques, des rameurs, un homme surélevé avec son bouclier et sa lance : la pointe courte. Le but est de faire tomber à l’eau l’autre homme armé de son bouclier et de sa pointe. Ambiance garantie ! Et donc cette fanfare joue devant la Grande Halle de la ville où se trouve un marché avec de nombreux stands et restaurants. Et c’est à “Halles et Manger” que nous nous attablons, découvrant le parcours de Joël (lui aussi venu de Paris) et Magali. C’est une cuisine locale à base de produits frais, la plupart venant du marché où nous nous trouvons. La carte est alléchante, surtout pour ceux qui mangent des produits de la mer car c’est une spécialité. Ceux qui veulent de la viande rouge peuvent aller chez le boucher et Magali cuisinera les légumes. Et pour le végétarien que je suis, hop la salade de tomates avec les légumes achetés sur le stand d’en face.

    Ça va vite car les clients sont nombreux et les tables sont réservées : on est dimanche midi et c’est l’heure de pointe. Entre deux commandes Joël prend le temps de nous détailler tous les plats et de nous conseiller les vins qui les accompagneront. Nous sommes au comptoir et Magali cuisine juste en face de nous les plats du jour qui grillent à la plancha. Nous nous sommes régalés et nous n’avons pas pu résister, au sacro-saint nom de l’expérience et de la comparaison, au fondant au chocolat. Excellent, ex aequo avec celui de la veille.

Pour voir la carte ou réserver une table, rendez vous sur le site de Halles et Manger.

 

 

8. Le Musée à Ciel Ouvert (MACO) – Sète

     Cette fois-ci on laisse la voiture au parking pour partir à la chasse aux graffitis. Le Musée à Ciel Ouverte (MACO, on aime les acronymes dans l’Hérault) regroupe des dizaines d’oeuvres de street artists en plein coeur de Sète. Certaines oeuvres sont excentrées (et méritent de faire une partie du safari en voiture) mais l’essentiel se trouve en centre-ville. Il existe d’ailleurs des tours guidés en tuk-tuk électriques, mais nous concernant les calories du fondant au chocolat de la veille restent à brûler… C’est le festival K-Live qui chaque année met en scène des graffeurs venus décorer les murs de la ville depuis 2008. Pour nous repérer, l’office du tourisme met à disposition un plan indiquant les oeuvres à voir, et le site Trompe l’Oeil a créé une carte interactive très bien faite pour localiser les endroits à visiter : on la recommande car elle est très complète. On se délecte d’une oeuvre de C215, du Chat ou de Seth pour les plus connus, et on découvre le travail de nouveaux (pour nous) comme Madame Moustache, Kashink ou Amonalis.

 

     Et bien évidemment on termine la journée en beauté à la plage ! La plage du Ola car on nous l’a conseillée, mais la mer est partout à quelques encablures. Le soleil, le sable et la mer… Le bonheur !

 

 

 

TOUS NOS ARTICLES EN FRANCE

 

 

 

Certains éléments de cet article sont le fruit d’une collaboration entre l’office du tourisme de l’Hérault et Snooze Again. Cependant, tous les choix éditoriaux nous reviennent.

 

2 Comments

  1. De la région de Montpellier, je ne connais que… Montpellier ! Et encore, Montpellier pendant la gay pride ! C’est dire si je ne connais rien en fait !
    Coup de coeur pour le Cirque de Navacelles et le Marché du Lez. Et gros intéret pour MACO évidemment ! Vos photos sont superbes !

  2. Snooze Again Snooze Again

    Un grand merci Cindy, te voilà des pistes pour redécouvrir le coin 🙂
    Les villes de Montpellier et Sète sont vraiment jolies, et les paysages environnants…merveilleux ! Jamais on avait entendu parler du Cirque de Navacelles avant d’y aller, alors que c’est un lieu époustouflant ! Bref, tellement de pépites qu’il nous reste à découvrir… 😉

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