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Un weekend VTT en Lozère

Après avoir découvert les plus beaux spots photos des gorges du Tarn, on décide cette fois-ci de voir si la réputation du parc national des Cévennes est à la hauteur. Je pars donc en weekend en VTT en Lozère, en vélo électrique pour l’expérience qui s’avérera absolument géniale.

On s’était éclaté en Russie avec mon frère à louer des VTT pour son anniversaire sur l’île du lac Baikal, et je crois que je n’étais pas remonté sur un vélo depuis (les vélibs ne comptent pas) ! Je me rappelle que notre technique était faible, et nos muscles n’étaient pas affutés pour pédaler (nous étions plutôt affutés pour la vodka, mais c’est une autre histoire). Ça n’empêche pas de s’amuser, mais ça limite la distance parcourue. Et c’est ainsi que je me suis décidé à essayer le VTT à assistance électrique.

Le VTT électrique

Le principe est simple : une batterie permet d’entrainer la roue avant à mesure que l’on pédale. En d’autres termes, si on ne donne pas de coup de pédale, ça n’avance pas. Il existe 3 modes : éco, normal et sport, et leurs noms veulent tout dire. A noter que la batterie tient environ 50km sur une alternance de ces 3 modes. Autant vous dire qu’en mode sport, on ne descend jamais du vélo, même dans une côté sévère ! On se sent balèze…

Un inconvénients malgré tout : la bête pèse 24 kg, soit le double d’un VTT standard. Si la batterie est épuisée, on est bon pour pousser un objet beaucoup trop lourd…

C’est donc à califourchon sur mon nouveau destrier que j’attaque ce weekend VTT en Lozère, dans le parc national des Cévennes. Je me suis procuré le VTOPO de Lozère (le guide qui recense les circuits VTT du département, par niveau et par localisation avec un descriptif et une carte pour chacun). J’avoue m’être servi de mapsme de temps en temps pour me géolocaliser, et avoir fait du repérage avec les cartes IGN que m’a prêté Bertrand de Cévennes Evasion. Ce dernier m’a également loué le VTT électrique. Il est généreux en conseils et est expert dans ce domaine : il connait les circuits par coeur ! Il propose également kayak, via ferrata, spéléo… c’est une bonne adresse !

Donc, persuadé que ma précédente et lointaine expérience en VTT fait de moi un initié, je me choisis des circuits… pour initiés. Conclusion : j’en ai bavé. J’aurais probablement dû me faire les jambes sur des circuits “famille” avant de m’attaquer au costaud (sachant qu’il y a également les circuits “expert”…). Car même si le VTT passe partout et le pédalage est assisté, il n’en reste pas moins nécessaire de maîtriser son équilibre, notamment dans les descentes raides et caillouteuses. A bon entendeur !

Les paysages

Les paysages traversés sont tout aussi magnifiques que je l’espérais. La météo n’a pas toujours été au beau fixe, mais cela rendait les scènes différentes et leur donnait un aspect filmographique. Des descentes à travers les châtaigners, hêtres, épicéas et sapins, au site de la Cham des Bondons (plus grande concentration de menhirs en granite, après Carnac), c’est une merveille pour les yeux. Je me suis même cru dans les steppes mongoles sur la Causse Méjean car j’ai eu la chance de croiser des chevaux de Przewalski, réintroduits par une association dans la région.

Où dormir ?

Une journée en VTT, même électrique, lessive le sportif du dimanche que je suis, et c’est en voiture que je me traîne aux Kazalas où je vais passer la nuit. C’est Monique et Daniel qui m’accueillent, et après une douche nécessaire et bien méritée, c’est autour d’une bière locale de la brasserie de la jonte que nous faisons connaissance. Nous avons bien discuté 3 heures, alors je vais résumer l’histoire de cet hébergement insolite ! Parti de l’idée d’un de leurs fils, le but était de créer 3 hébergements insolites en auto-construction familiale (et amicale) avec des matériaux locaux (pierre, paille, terre et bois). Ce n’est pas tout, l’idée était de reproduire le sol et les lignes du Causse pour l’apparence générale, sous un toit végétalisé, et d’utiliser un maximum de récupération et d’objets détournés. Challenge accepted !

Le résultat est bluffant et confortable et rappelle un peu les maisons de hobbits. Au final ce sont deux chambres d’hôtes qui verront le jour, car Monique et Daniel ont finalement décidé d’habiter la maison fraichement construite !

Rajoutez à cela un dîner succulent, (et végétarien, merci !) ainsi qu’un panier repas copieux pour le lendemain. Car le sportif du dimanche a besoin de carburant pour pédaler ! L’hôtel des Gorges du Tarn m’a également préparé un panier repas pour un des pique-niques : je conseille également.

Mes impressions finales

J’ai passé un excellent weekend VTT en Lozère, toujours ravi de découvrir les merveilles de France. J’ai rencontré des personnes passionnées qui savent prendre le temps de partager, et j’ai découvert l’intérêt du vélo électrique pour des expéditions amateurs dans un des plus beaux coins de France. J’y reviendrai, c’est certain !

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Certains éléments de cet article sont le fruit d’une collaboration entre l’office du tourisme de la Lozère et Snooze Again. Cependant, tous les choix éditoriaux nous reviennent.

One Comment

  1. pfelelep pfelelep

    “c’est comme le vélo, ça ne s’oublie pas” a t-on coutume de dire, mais on précise rarement que le cuisses souffrent! Merci pour ce super article, ça donne vraiment envie de visiter l’endroit.

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