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Urbex à Charleroi

Il est 9h. On a rendez-vous avec Nicolas de Charleroi Adventure. L’oeil mal réveillé, on fait la connaissance de ce grand mec brun qui nous entraine dans son monde sans le moindre effort. Son monde, c’est des rues vidées de ses commerces, des travaux partout, des immeubles de styles si différents que selon lui, sa ville pourrait être un musée de l’architecture à ciel ouvert. Ainsi commence notre exploration urbaine – urbex à Charleroi.

Nous ne connaissions pas Charleroi. Lors de nos derniers week-ends à Gand ou à Namur, c’est ici qu’on avait atterri. Mais jamais on n’avait pris le temps de lever les yeux vers cette ville qui est pourtant la première commune de Wallonie.

La réputation de Charleroi lui colle à la peau. Autrefois une des plus grandes puissances industrielles mondiales, elle verra ses mines fermer les unes après les autres lorsque le pétrole remplacera le charbon, laissant place à une ville sinistrée.

Il y a quelques années, un sondage néerlandais désignait Charleroi comme la plus laide ville du monde ce qui provoqua une indignation générale au Royaume de Belgique. Mais Nicolas, lui, il l’aime sa ville, pas pour ce que les autres voudraient qu’elle soit, ni pour ce qu’elle pourrait être. Non, il l’aime pour ce qu’elle est. Il la sillonne depuis toujours, en connaît les moindres recoins, les failles, les cicatrices et en reconnait la beauté.

« Venez visiter la ville la plus laide du monde ! ». Son concept touristique commence comme une blague. Mais ça fait 10 ans que la blague perdure et le public est là pour suivre Nicolas dans son parcours urbex à Charleroi. Avec ce précurseur de l’exploration urbaine de lieux abandonnés avant même que ce soit un concept, débute alors pour nous un véritable safari urbain, une immersion dans des méandres métalliques à la découverte de ces monstres d’acier qui ont été jadis le lieu névralgique d’un monde industriel effervescent.

Le beau est partout, surtout dans l’inattendu.

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Si vous voulez rencontrer Nicolas ailleurs quand dans ces ruines industrielles, il a acheté avec quelques amis une ancienne salle de spectacle Cercle Saint-Charles à deux pas de Charleroi, à qui ils souhaitent redonner vie :

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Certains éléments de cet article sont le fruit d’une collaboration entre l’office du tourisme de la Wallonie et Snooze Again. Cependant, tous les choix éditoriaux nous reviennent.

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