Skip to content

7 tuyaux pour (bien) prendre le bateau aux Philippines

voyage Philippines Snooze Again
Petite embarcation typique : le bangka

Les Philippines, c’est un archipel de plus de 7 000 îles (mais seulement 2000 habitées, ok. Et 2000 autres n’ont pas même pas encore de nom, d’accord…). Alors le moyen de locomotion majeur inter îles est bien le bateau ! Certes, il existe des connexions par les airs, mais quand on voyage avec un budget serré, la voie maritime est la plus économique, à condition de savoir s’y prendre ! Nous on s’y est pris les pieds, et on vous explique comment faire mieux.

 

Les types de bateau
Pour les petites distances aux Philippines, entre deux villes ou deux plages, il existe des pirogues pour la plupart motorisées, appelées bangkas. Pour une poignée de pesos, le pilote vous déposera où vous voulez, c’est personnalisable ! Ces embarcations peuvent servir également à rejoindre un spot de plongée ou de snorkeling facilement. Sur une mer agitée… accrochez vous, la stabilité est limitée !
voyage Philippines Snooze Again
Pêcheurs et leurs Bangkas
Pour les distances plus importantes, ce seront des ferries à plusieurs ponts (appelés « RORO », pour roll-on, roll-off) ou des hydroglisseurs (« fastcraft ») qui se chargeront de trimballer les touristes et les locaux (c’est clairement un moyen de transport local), ainsi que toutes les marchandises qui auraient besoin de changer d’île. Cela ira de la poule, en passant par le téléviseur ou même la moto. Tout bagage est bon à prendre pour ces compagnies !
voyage Philippines Snooze Again
Ferry Oceanjet
Les horaires et réservations
C’est la galère. Ca change souvent, parfois sans prévenir. Je n’ai trouvé aucun site web globalement à jour. Cela donne des indications mais pour être certain, il faut se rendre au guichet de la compagnie (généralement proche du port, et pour les grandes compagnies il existe plusieurs bureaux en villes). Les horaires sont généralement affichés sur des panneaux (de la grande bache couleur, à la petite feuille A4 imprimée au jet d’encre).
En tout ca je me suis servi de ce site : http://www.bohol.ph/article107.html et de celui-ci : http://schedule.ph/ sans prendre les inforMations pour argent comptant.
Et là, magie du voyage, il faut attendre de 1 minute à 4 heures, en fonction de la queue. Il faut faire la file, et patienter, en visant la direction du ventilateur pour ne pas fondre sous sa transpiration. Oui je sais l’image te plait. Et si tu arrives au guichet avant d’avoir rempli la petite fiche, tu ne vas pas te faire des amis. Et si tu n’as pas de stylo qui marche, ca pourrait mal tourner… La fiche en elle même n’est pas compliquée à remplir (il faut renseigner des informations type nom, prénom, destination, date de voyage, classe réservée, etc.). Ecris en lettre capitale, car malgré cela, l’interprétation philippines de nos prénoms et noms occidentaux est cocasse ! Drôle, ca m’a fait la journée une fois. Pas de panique, une coquille ne t’empêchera pas de voyager, comme ca pourrait être le cas dans un aéroport. Ici, le détenteur du billet passe. Si la sécurité veut vérifier ton passeport, c’est un check rapide.
voyage Philippines Snooze Again
Non, ce n’est pas mon nom tel que je l’ai écrit !
Enfin, même si certains bateaux peuvent transporter jusqu’à 4000 personnes, pendant les périodes de fêtes, si tu n’as pas réservé bien à l’avance, il sera quasiment impossible de trouver de la place. Certaines compagnies ouvrent exceptionnellement de nouveaux horaires pour l’occasion, mais quand tous les bateaux sont pleins… il sont pleins.
Une fois que tu as acheté ton billet, tu penses que tu peux te reposer sur tes lauriers. Faux. Tu n’as pas fini de raquer (mais je te rassure, la suite ne concerne que des petites sommes). Avant de rentrer dans le port à proprement parler, il faut acheter le ticket des taxes portuaires à un autre guichet (celui-ci va vite généralement). C’est tout ? Pas toujours… il y a parfois un dernier guichet pour réserver ton siège, et c’est parfois obligatoire ! Il faut à nouveau faire la queue. Le plus sympathique est lorsque tu trouves une personne assise à ta place sur le bateau, et qu’elle t’explique tout le monde s’en fout, tu t’assois où tu veux (où tu peux). Tu t’executes, et 5 minutes plus tard un touriste vient te dire que tu es assis à sa place, mais lui ne veut rien entendre, tu dégages !!!
voyage Philippines Snooze Again
Billet acheté, il faut encore payer !
Les prix (et les classes)
Les traversées sont globalement très peu chères aux Philippines. Du moins si l’on compare aux vols. Et cela dépendra également du type de bateau et de la classe dans laquelle on choisi de voyager.
Le fastcraft ira en moyenne deux fois plus vite qu’un RORO, mais coutera également en moyenne… le double. Normal.
Le RORO est plus lent, moins cher donc, mais également plus agréable. La taille du bateau fait moins sentir la houle pour les personnes sensibles au mal de mer (dont je fais partie). Il y a également la possibilité de sortir sur le pont et d’y trouver des sièges, ce qui par beau temps est très agréable.
Pour les classes, en fonction des bateaux, cela ira de la 3ème à la première classe. A toi de voir, si tu es douillé, si tu as les moyens, etc. De notre côté on a tout testé, tout est jouable. Un court trajet en RORO ne nécessite pas une 1ère classe climatisée (à fond) avec une télé (à fond aussi). Par contre, pour le long trajet de nuit entre Cebu et Surigao, on a investit dans la 1ère ! Finalement, ca reste un gigantesque dortoir climatisé (une soixantaine de lits superposés), mais c’est loin du titanesque dortoir du pont supérieur pour la 2nde classe (environ 400 lits superposés !!).
voyage Philippines Snooze Again
Dortoir 1ère classe !
 
La sécurité
Bon. Les normes de sécu aux Philippines… ca dépend un peu de la compagnie. Nous n’avons jamais ressenti de crainte particulière, même si parfois le commandant s’y prenait à 3 fois pour rentrer le bateau au port (ce qui représente 45 minutes de manoeuvre, ce qui peut faire monter l’inquiétude quand on sent le bateau qui ne se présente pas bien le long du quai à cause des courants…). Et lors de notre passage, un typhon approchait de l’archipel, aucun risque de tsunami n’était prévu, mais l’ensemble des ferries a été annulé pendant 48h, par précaution. Je pense que c’est une bonne chose (même si tout le monde pestait, locaux et touristes, nous les premiers, du fait de ne pas pouvoir rejoindre notre destination en temps et en heure).
L’ambiance est locale dans tous les cas, et jamais nous n’avons eu peur pour les bagages ou notre propre sécurité. Il y a toujours du personnel du bateau quelque part qui veille au grain si besoin, notamment sur le bateau de nuit (en 1ère pour nous) qui dormait sur une couchette avec nous. La lumière est restée allumée toute la nuit (pénible, mais sécurisante) et il existe des petites boutiques pour acheter des instant noodles, ce qui fait que jamais nous ne nous retrouvons dans un coin sombre sans personne autour de nous.
voyage Philippines Snooze Again
Ferry Cokaliong en tout début de matinée
A ne pas oublier
Aux Philippines, la clim fonctionne à fond dans les classes supérieures. Il ne faut pas oublier de se couvrir pour éviter d’attraper un rhume ou…  une angine (oui, ca nous est arrivé…). Mais nous avions prévu les bouchons d’oreille pour ne pas souffrir de surdité après plusieurs heures passées face à une télé hurlante. Et les lunettes d’avion car pour les bateaux de nuit… on n’éteint pas la lumière !
Enfin, toujours pour les traversées de nuit (en first class, car nous le valons bien), il ne faut pas hésiter à demander des draps et des couvertures au personnel de bord. C’est compris dans le prix, mais si tu ne les demandes pas, tu ne les auras pas ! Il demande la carte d’identité en « caution » qu’il te rend le lendemain quand tu rapportes les draps, mais pour nous (les touristes ?), pas besoin. On n’est pas nombreux à faire des traversées de nuit. Les touristes préfèrent l’avion. Mais pas nous, nous on est des aventuriers. On prend le bateau, comme les durs à cuire. A ton tour !

Comments are closed.

WordPress Image Lightbox Plugin